Thématique : Techniques de pêche ou de cultures marines | Localisation : France, Golfe de Gascogne, Pays de la Loire | Filière : Aquaculture, Conchyliculture

Projet financé par...

  • Région Pays de la Loire
  • Syndicat Mixte pour le Développement de l’Aquaculture et de la Pêche en Pays de la Loire (SMIDAP)

Contexte

L’étude CAPEMOULES s’inscrit en réponse aux mortalités massives de moules (Mytilus edulis) qui frappent l’ensemble des bassins mytilicoles ligériens depuis 2014. De tels phénomènes ont engendré des conséquences économiques majeures pour les entreprises de notre région.

Appel à projets SMIDAP

Objectifs

Offrir à la profession une meilleure connaissance du système mytilicole et du milieu dans lequel s’inscrivent les élevages

Etablir des corrélations grâce à l’obtention de séries analytiques

Création d'un outil de prospection et d’ajustement des pratiques

Actions

Pendant trois ans, des données mensuelles ont été acquises en ce qui concerne :

  • Le captage (par le CRC Pays de la Loire),
  • Les mortalités (par le SMIDAP),
  • L’état du milieu (par le LEAV)

Résultats

Suivi du captage mytilicole

Le phénomène de mortalité ne semble pas avoir de conséquence négative sur les densités de naissains sur cordes. Au contraire depuis 2014, début des surmortalités de moules, on assiste à des années de captage pléthorique. En effet, les observations de cette étude tendent à montrer que les moules subissant la surmortalité, pour le moment inexpliquée, affaiblies par la reproduction, ne pouvant plus lutter, délaitent massivement avant de mourir.

Suivi des mortalités mytilicoles

La chronologie d’apparition des mortalités est similaire pour les deux sites considérés. Les phases de mortalités majeures sont observées durant la période printanière (mars à mai). Elles sont corrélées avec la phase de gamétogénèse et de ponte des populations de moules. De même, la phase de régression des phénomènes de mortalité est notée de façon synchrone et simultanée pour les deux sites, à savoir au mois de juin, coïncidant avec la fin de la phase de reproduction de l’espèce. Il est à rappeler, indépendamment de l’espèce de bivalves considérée, que la phase de gamétogénèse et de ponte induit une fragilité physiologique pouvant aboutir à des épisodes de mortalité plus ou moins conséquents. Les taux de mortalité cumulée mesurés sont apparus relativement homogènes que ce soit en fonction de l’origine des populations de moules suivies et /ou du site d’expérimentation considéré.  L’introduction de souches indemnes sur des secteurs touchés par les surmortalités ne permettrait pas de s’affranchir des phénomènes de mortalité, ni de limiter leur ampleur.

Suivi de la qualité du milieu

l’étude des micropolluants organiques dans l’eau et les moules est ainsi à mettre en lien avec les paramètres physico-chimiques, en gardant à l’esprit que ces études sont des mesures ponctuelles, révélatrices de l’état du milieu à un instant donné. Il serait nécessaire d’ajouter des analyses en continue afin d’obtenir une évolution temporelle fiable à l’image des acquisitions haute fréquence des données physico-chimiques et qualitatives de l’eau. Ces études permettent également de considérer la présence de micropolluants organiques dans l’eau et les moules. Le lien entre les molécules présentes dans l’eau et celles présentes dans les moules est encore difficile au vu des méthodes analytiques disponibles et des pratiques d’échantillonnage réalisables. L’absence de valeurs seuils réglementaires adaptées aux différentes matrices et au panel de molécules empêche également l’étude de l’impact de ces molécules sur l’environnement et sur les coquillages. Enfin, il serait aussi pertinent de pouvoir s’intéresser aux effets «cocktail» sur les coquillages afférents à la présence simultanée de molécules dans l’eau.

Lien web du projet : https://www.crc-pays-de-loire.fr/infos-techniques/rapports-d-etudes-Co44.html