Thématique : Techniques de pêche ou de cultures marines | Localisation : France, Golfe de Gascogne, Nouvelle-Aquitaine | Filière : Aquaculture, Conchyliculture

Projet financé par...

  • Union Européenne – FEAMP

Contexte

Le bassin Marennes Oléron est une zone de captage naturel de naissains d’huîtres. Cette activité regroupe plus de 700 entreprises sur le territoire. Lors du captage, les larves microscopiques se forment et se laissent porter au gré des courants. Elles vont chercher à s’accrocher sur des supports appelés collecteurs : les coupelles en plastique sont principalement utilisés sur le bassin. Ce matériel génère des déchets plastiques, notamment sur les plages lorsqu’ils sont perdus en mer lors des tempêtes.

Afin de réduire l’impact environnemental de l’activité de captage lié à l’ostréiculture, le CRC Charente Maritime cherche à mettre au point de nouvelles coupelles en plastique biosourcé et biodégradable.

Objectifs

Mettre au point une formulation à base de polymèresbiosourcés/biodégradables, dont une partie des constituants seront issus decoproduits de la filière ostréicole

Optimiser le compromis entre durabilité du produit (maintiendes propriétés durant la phase d’usage) et dégradation des collecteurs en fin devie (vitesse de biodégradation au terme de la phase d’usage)

Si le projet est un succès, contribuer à accélérer la mise sur le marché d’autresmatériels ostréicoles biodégradables

Actions

Etapes du projet de R&D :

  1.  Accord entre les différents acteurs
  2. Développement de la formulation d’un nouveau compound en bioplastique biosourcé, biodégradable et compostable industriellement, spécifique à la conchyliculture, aux propriétés équivalentes au PP utilisé actuellement
  3. Process d’injection des coupelles en bioplastique

Résultats

Suivi en conditions réelles

sur un cycle d’utilisation des coupelles (de juin 2017 au captage, jusqu’à août 2019 au détroquage) : test mécaniques, test de vieillissements, retour utilisateurs.

  • Environ 1800 coupelles testées en mer ces derniers mois (en cours)
  • Vérification que les performances sont bien équivalentes à celles des supports traditionnels, que la matière résiste environ cinq années à l’érosion marine avant d’être compostée naturellement

Conclusions

  • Un travail à mener sur la gestion du déchet final ; à réaliser : normes et certifications concernant le pourcentage réel de biosourcé et la biodégradation en compost industrie
  • Des préconisations techniques identifiées pour de futures séries pré-industrielles;sachant que les premiers résultats sont convaincants et poussent l’entreprise de R&D à se développer et à investir pour lancer une ligne pilote d’extrusion dans un nouvel atelier d’environ 200 m²
  • Pourrait être utilisé pour d’autres matériels plastiques conchylicoles